Dodzi Kokoroko : le temple des combines? (2/3)

Dodzi Kokoroko : le temple des combines? (2/3)

8 mai 2019 Non Par Théau Mbemba

Il s’appelle Pagnou Sasso. Il est enseignant à la Faculté de Droit et des Sciences Politiques à l’Université de Kara. Témoin dans une procédure disciplinaire du Cames impliquant le président de l’Université de Lomé, Dodzi Kokoroko, il est assigné à comparaître par ce dernier en citation directe. L’affaire qui a fait grand bruit lors de l’audience du 8 avril dernier est renvoyée au 13 mai prochain. Amaniainfo revient sur certains éléments de cette affaire dans une série de trois articles.

La Commission d’Ethique et de Déontologie du Cames (CEDC) s’est réuni en session extraordinaire du 16 au 21 avril 2019 à Ouagadougou. Au cours de cette session, plusieurs affaires pendantes ont été traitées et vidées. Il s’agit des affaires dites « Affaire Professeure Gnamou » mettant en cause Pr Gnamou et Pr Kokoroko ; « Affaire Pr Nze-N’guema » mettant en cause les professeurs Tonda, Propivia et Dr Soumaho ; « Affaire Tama » mettant en cause les professeurs Kpodar, Kokoroko, Gnamou et Meledje ; « Affaire Salami » mettant en cause le Professeur Salami ; « Affaire Dussey » mettant en cause le ministre togolais des affaires étrangères et « Affaire Professeur Gueu » qui met en cause le professeur Guey. 

Sur toutes les affaires en cours, les professeurs Dodzi Kokoroko et Adama Kpodar respectivement président de l’Université de Lomé et vice-président de l’Université de Kara sont cités dans pas moins de trois affaires. Toutes ont trait à l’existence d’un réseau mis sur pied pour recaler certains candidats et faire passer leurs amis. Comme pièces versées au dossier, on a par exemple un courrier électronique envoyé par le professeur Kokoroko aux membres du jury du dernier concours d’agrégation demandant de recaler un candidat de l’Université de Kara, un autre mail envoyé par le même Kokoroko aux membres du jury lors du précédent concours leur demandant de recaler les candidats togolais Franck Somali et Sylvestre Kpédou et surtout la proposition faite par M. Kpodar à un professeur béninois de mettre sur pied un réseau composé de lui-même et Kokoroko au Togo, des professeurs Salami et Gnamou au Bénin, dont l’objectif serait de décider qui pourra être Maître-Assistant, Maître de Conférence et Professeur Titulaire en droit public dans l’espace Cames. Il y a aussi la disparition des dossiers de Sasso Pagnou au Cames, l’interception de ses courriels de réclamation par M. Kokoroko grâce à des complicités internes.

Conformément au Code d’Éthique et de Déontologie du Cames, le Conseil des ministres sera saisi lors de sa 36è session ordinaire, prévue à Cotonou (Bénin) du 27 au 30 mai 2019 pour suite à donner.

A suivre
Partager avec des amis
Lire aussi:  Dodzi Kokoroko : le temple des combines? (1/3)