Dodzi Kokoroko : le temple des combines? (3/3)

Dodzi Kokoroko : le temple des combines? (3/3)

9 mai 2019 Non Par Théau Mbemba

Il s’appelle Pagnou Sasso. Il est enseignant à la Faculté de Droit et des Sciences Politiques à l’Université de Kara. Témoin dans une procédure disciplinaire du Cames impliquant le président de l’Université de Lomé, Dodzi Kokoroko, il est assigné à comparaître par ce dernier en citation directe. L’affaire qui a fait grand bruit lors de l’audience du 8 avril dernier est renvoyée au 13 mai prochain. Amaniainfo revient sur certains éléments de cette affaire dans une série de trois articles.

Dans sa riposte contre les accusations portées contre lui dans le cadre d’une procédure disciplinaire du Cames, le professeur Dodzi Kokoroko ne fait pas que détourner l’attention. Il prend soin de désigner le bouc émissaire contre qui lancer la vindicte populaire : l’affreux Cames qui ne voudrait rien de moins que coloniser la vierge Université de Lomé. Le président de l’Université de Lomé s’identifie tellement à l’institution qu’il fait voyager et héberger ses avocats et ses témoins aux frais de l’Université de Lomé. Et pourtant, dans cette affaire, ce n’est pas l’université de Lomé qui est mise en cause mais monsieur Kokoroko intuitu personae.

Dans la foulée, il assigne en justice un témoin et menace de représailles judiciaires le secrétaire général  et grand chancelier de l’Ordre International des Palmes Académiques du Cames, professeur Bertrand Mbatchi. Il n’oublie pas de se présenter en rempart et de bomber le torse devant la presse : « Le jour où j’accepterai les pires banalités de ce Cames qu’on nous vend à coût de jetons, je peux vous dire qu’en ce moment, j’aurais fait le deuil de mon droit que j’ai acquis si chèrement. »

La stratégie de la petite phrase pour faire diversion a si bien marché que la presse ne s’est pas posé la seule question qui en valait la peine : M. Kokoroko et ses compagnons donnent –ils réponses aux accusations de fond portées contre eux ?

Malheureusement, les seules réponses étalées à longueur de journées dans la presse et sur les réseaux sociaux reposent sur des arguments subjectifs : toute cette affaire ne serait qu’une « pagaille orchestrée à des fins déterminées » évidemment par des collègues jaloux !

Partager avec des amis
Lire aussi:  Dodzi Kokoroko : le temple des combines? (1/3)