L’affaire Kokoroko expliquée à ma grand-mère (1/3)

L’affaire Kokoroko expliquée à ma grand-mère (1/3)

10 mai 2019 Non Par Théau Mbemba

Le Cames, c’est quoi au juste ?

C’est le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement supérieur des pays d’expression française d’Afrique et de Madagascar. Créé en 1968, le Cames a pour mission de servir de conseil, de cadre d’harmonisation des politiques de qualité et d’excellence dans les secteurs de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.  Pour remplir sa mission, le Cames pilote plusieurs programmes dont les CCI (Comités Consultatifs Interafricains), le Concours d’agrégation et le programme  reconnaissance et équivalence des diplômes. Le premier est un cadre commun de gestion des carrières des enseignants et chercheurs des 19 pays membres et le second est une voie courte pour l’accès au corps des Maîtres de Conférences. Pour le Pr Victor Topanou, le Cames est « un label d’excellence qui met à la disposition des Etats membres des cadres de haut niveau à travers une sélection particulièrement objective et rigoureuse que favorisent la distance, les critères d’évaluation et l’anonymat des évaluateurs. » et « un excellent outil de coopération universitaire sud-sud et aussi sud-nord. »

C’est le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement supérieur des pays d’expression française d’Afrique et de Madagascar. Créé en 1968, le Cames a pour mission de servir de conseil, de cadre d’harmonisation des politiques de qualité et d’excellence dans les secteurs de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.  Pour remplir sa mission, le Cames pilote plusieurs programmes dont les CCI (Comités Consultatifs Interafricains), le Concours d’agrégation et le programme  reconnaissance et équivalence des diplômes. Le premier est un cadre commun de gestion des carrières des enseignants et chercheurs des 19 pays membres et le second est une voie courte pour l’accès au corps des Maîtres de Conférences. Pour le Pr Victor Topanou, le Cames est « un label d’excellence qui met à la disposition des Etats membres des cadres de haut niveau à travers une sélection particulièrement objective et rigoureuse que favorisent la distance, les critères d’évaluation et l’anonymat des évaluateurs. » et « un excellent outil de coopération universitaire sud-sud et aussi sud-nord. »

C’est quoi la Commission d’Ethique et de Déontologie du Cames ?

La commission d’éthique et de déontologie du Cames est un organe disciplinaire composé de professeurs titulaires des différents pays membres de l’espace Cames. Selon l’article 25 du Code d’Ethique et de Déontologie du Cames :

« La Commission veille au respect des règles générales d’éthique et de déontologie s’appliquant aux personnels du Secrétariat général, aux membres de tous les programmes actuels et à venir  du CAMES, aux candidats et aux autorités académiques ou scientifiques qui collaborent à titre occasionnel avec le CAMES ».

Elle est compétente pour traiter des cas de plagiats, de falsification de documents et d’atteintes aux principes et valeurs définis par le Code d’Ethique et de Déontologie du Cames. Comme toute juridiction d’éthique et de déontologie, il s’agit surtout d’écouter les accusés et d’organiser une confrontation avec les autres protagonistes. L’unique objectif de la procédure est de savoir si l’acte incriminé a été effectivement posé par l’accusé. Il en est de même devant le Conseil supérieur de la magistrature pour les magistrats, devant les conseils de l’ordre pour les médecins, les avocats, les notaires et les huissiers. En ce qui concerne le Cames, la commission ne se réunit autour d’une affaire que lorsqu’elle a un minimum de preuves.

De sorte que, la seule comparution devant cette instance jette une bonne dose de suspicion sur les enseignants concernés.

En refusant de comparaitre devant leurs pairs, M. Kokoroko et ses amis n’ont fait que renforcer les doutes et les suspicions qui pesaient sur eux au lieu de les dissiper en confondant  leurs contradicteurs devant l’instance disciplinaire.

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