Togo: des partis politiques et des OSC réclament la libération de Brigitte Adjamagbo-Johnson, Gérard Djossou et de tous les prisonniers politiques

Togo: des partis politiques et des OSC réclament la libération de Brigitte Adjamagbo-Johnson, Gérard Djossou et de tous les prisonniers politiques

10 décembre 2020 Non Par Théau Mbemba
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Après l’indignation individuelle, place aux actions communes. Des partis politiques et organisations de la société civile notamment le Parti des Togolais, Les Démocrates, le Parti des Travailleurs, le Front Citoyen Togo Debout en solidarité avec la Dynamique Monseigneur Kpodzro ont demandé la libération de Gérard Djossou et de Brigitte Adjamagbo-Johnson, dans une déclaration conjointe ce mercredi 9 décembre 2020.

En conférence de presse, ce mercredi 9 décembre 2020, les partis et organisations signataires de la déclaration estiment que Gérard Djossou et Brigitte Adjamagbo-Johnson sont « manifestement victimes d’une instrumentalisation de la justice aux fins d’un règlement de compte politique au profit du régime en place. »

Remerciant les autres partis et organisations de l’opposition pour leur soutien et solidarité, les responsables de la DMK ont profité de l’occasion pour tendre une main fraternelle à l’ensemble des forces du changement. Pour Pascal Adoko, responsable de la CDPA (parti membre de la DMK), « Il arrive que des membres d’une même famille se disputent voir se haïssent. Mais c’est un état des choses qui ne doit pas perdurer indéfiniment. Nous avons pu blesser les uns et les autres. Mais nous sommes résolus aujourd’hui à tourner la page. »

Gnimdéwa Atakpama, numéro 2 du Parti des Togolais trouve quant à lui, qu’il faut aller au-delà des personnes de Gérard Djossou et Brigitte Adjamagbo-Johnson. « Le prétexte grotesque utilisé par le régime pour mettre en prison les deux responsables de la DMK peut être utilisé contre tout le monde. Il s’agit bel et bien d’un plan macabre de décapitation non seulement de l’opposition mais de toute voix dissidente au sein de la population togolaise. Hier, c’était le PNP. Aujourd’hui, c’est la DMK. Demain, à qui le tour ? Nous invitons chaque togolaise et chaque togolais à entrer en résistance pour dire non à l’instrumentalisation de la justice dans le but de réduire au silence l’opposition politique. Il s’agira d’initier ou de participer à des actions pacifiques et légales pour la libération de Gérard Djossou, Brigitte Adjamagbo-Johnson et de tous les prisonniers politiques. »

Claude Améganvi, responsable du Parti des Travailleurs, a, d’ores et déjà, appelé à la création d’un comité pour la libération des prisonniers politiques.

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Le 27 novembre 2020, alors qu’il revenait d’une réunion avec le G5, groupe des cinq ambassadeurs (France, Allemagne, Etats-Unis, UE, PNUD), Gérard Djossou, un responsable de la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) a été interpellé alors que son organisation avait appelé à une grande manifestation à Lomé pour dénoncer les résultats de l’élection présidentielle et le harcèlement judiciaire contre des opposants.

Partie pour lui rendre visite dans son lieu de détention dans les locaux du Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC), Brigitte Adjamagbo-Johnson sera interpellée à son tour. Ils sont accusés de « tentative d’atteinte à la sécurité intérieur ». Pour les avocats de la défense, l’accusation n’a aucun fondement factuel.

Les partis politiques de l’opposition et les organisations de la société civile togolaise réclament donc la libération immédiate des deux responsables et de tous les prisonniers politiques. Ils exigent également :

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-le respect de toutes les libertés démocratiques dont les liberté et droit d’opinion, de presse et de manifestation pacifique à travers tout le pays ;

-le libre retour de tous les exilés politiques et la garantie de leur sécurité ;

-des élections libres, transparentes et démocratiques et le respect de la vérité des urnes ;

-toute la lumière sur l’assassinat du Colonel Madjoulba ;

-l’arrêt des poursuites contre la presse dans l’affaire dite du Petrole Gate et la poursuite des véritables auteurs de crimes économiques contre les intérêts du peuple togolais.

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