Arrestation des membres d’une famille de coupe-jarrets qui ont tué un ghanéen

Arrestation des membres d’une famille de coupe-jarrets qui ont tué un ghanéen

1 août 2021 Non Par Théau Mbemba
Partager avec des amis

Mensah Kodjo Etsi n’aurait jamais imaginé que son voyage à la recherche d’un guérisseur pour son père, couterait la vie à ses compagnons de route. Une perle d’archives parue dans Togo-Presse du mercredi 8 mars 1967.

Un ghanéen tué par une famille de coupe-jarrets

Un ghanéen tué d’un coup de coupe-coupe, un autre porté disparu et dont on est sans nouvelle jusqu’à présent, un troisième bouleversé par le souvenir du drame affreux dont il n’a pas pu sortir vivant que parce qu’il est bon à la course. C’est le tragique bilan de chasse d’une famille de coupe-jarrets habitant le hameau de Xédranawo, à quelques kilomètres seulement de Tokoin.

Cinq hommes d’une même famille, les Ahadji, se sont acharnés sur 3 passants que, disent-ils, ils avaient pris pour des voleurs. Ils en tuent un. Pour se débarrasser du cadavre, ils s’en vont le cacher dans le Sio. Ce fut, un chef-d’œuvre de camouflage. Le rescapé des trois ghanéens, Kodjo Mensah Etsi, raconte que ses compagnons et lui avaient quitté Abuassi, près de kumassi au Ghana, mercredi dernier.

Lire aussi:  Un beau coup de filet de la gendarmerie qui a mis la main sur de dangereux individus

Son père gravement malade les avaient envoyé chercher un guérisseur renommé habitant un village dont Etsi ne se souvient plus du nom. Il est de la tribu des N’Zima et ne parle pas un traitre mot Ewé. Il dit ne pas connaître non plus très bien ses deux compagnons. Il les aurait rencontrés pour la première fois samedi dernier auprès de son père souffrant qui lui, les connaissait. Celui qui a trouvé la mort était le guide. Il connaissait bien le Togo et parlait Ewé.

Depuis jeudi que nous sommes arrivés au Togo, raconte Etsi, nous avons marché, beaucoup marché. Nous avons traversé deux fleuves (probablement le Sio et le Haho). Quand nous sommes arrivés chez le guérisseur, il nous a dit qu’il ne pouvait pas nous suivre, parce qu’un de ses frères venait de mourir, et qu’il n’était pas question pour lui d’entreprendre un voyage avant la fin des funérailles.

Lire aussi:  Badougbé : une volonté de fer anime la population

Une enquête menée de main de maître

Ils revenaient dimanches soir vers 19 h 30 du village du guérisseur, quand à la hauteur du hameau de Xédranawo, ils ont été interpelés, toujours selon Etsi, par 5 ou 6 individus. Selon Etsi, la victime qui parlait Ewé se serait arrêtée tandis que lui, aurait continué d’avancer, avec le troisième homme du groupe. Mais soudain, il a vu briller un coupe-coupe, puis son compagnon est tombé face contre terre. C’est en voyant cela qu’il a pris la fuite avec à ses trousses un des villageois qui n’a heureusement pas pu le rattraper.

Une enquête mené de main de maître par l’adjudant Cephas Amékoulapé a permis d’aboutir rapidement d’abord à l’arrestation du responsable du meurtre. Pour les 4 autres en fuite, il lui a suffit de se poster mardi à 1 heure du matin à Xédranawo pour les « cueillir ». On n’a pas jusqu’à présent trouvé le troisième ghanéen. Les frères meurtriers affirment ne pas l’avoir tué. Il est cependant difficile de les croire.

Partager avec des amis

Je soutiens librement Amaniainfo et je fais un don maintenant.

Parce que je veux comprendre et donner un sens au monde.

Je fais un don maintenant