Un honnête marchand nigérien dépouillé de deux balles de tissus par quatre voleurs

Un honnête marchand nigérien dépouillé de deux balles de tissus par quatre voleurs

22 août 2021 Non Par Francisco Akueté
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Quatre voleurs ont failli ruiner un honnête marchand nigérien en transit à la douane d’Aflao. Une  perle d’archives parue dans Togo-Presse n°1403 du 14 mars 1967.

Quatre vauriens ont failli ruiner samedi un honnête marchand originaire du Niger qui était en transit à la douane d’Aflao.

Les 4 voyous, Kokou Afangbédji, Kodjo Koffi, Shekono Razak (tous les trois déjà sous les verrous) et un certains Yaovi, en fuite, sont des éléments représentatifs de cette faune particulière qui a élu domicile aux alentours du poste d’Aflao.

Comme « tout le monde » là-bas, Afangbédji, Koffi et Yaovi n’ont pas de métier avoué. Quant à Razak, il prétend être bijoutier. C’est qu’il entend ne pas être pris pour quelqu’un du « milieu ». Il s’est même trouvé un alibi. « A l’heure où ces “lascars” perpétraient leur vol, je dormais à poings fermés avec ma femme », déclare-t-il à qui veut l’entendre 

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« Tu es un sacré menteur  » , lui répond Afangbédji le principal accusé, qui affirme que Shekono était venu le voir avec les autres pour lui proposer « l’opération ».

L’opération consistait à aller piller deux balles de tissus que le marchand nigérien avait commis l’imprudence de laisser dans un magasin non gardé de la douane.

Afangbédji alla cacher sa part du butin  dans le sable à la plage. Mais il a fallut 8 heures d’interrogatoire au chef de poste Boukari pour le faire avouer. Afangbédji avait tenu à couvrir les autres aussi longtemps qu’il pouvait, mais quand il se sentit acculé, il parla. Parla-t-il trop ?

C’est la question que se pose la P.J. togolaise, devant les dénégations de Razak, qui argue être venu de sa propre initiative au bureau de la police, et qu’il n’aurait pas fait ce geste s’il avait quelque chose à se reprocher.

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Cependant, la PJ croit non sans raison que Razak est en fait le chef de la petite bande que vient de démanteler le chef de poste Boukari. Razak est le doyen du groupe. Il a 42 ans, tandis que les autres ont autour de 21 ans. Il y a lieu de croire que Razak a pris toutes les précautions pour montrer « patte blanche » en cas de « pépin ».

Kodjo Koffi, lui, aurait beaucoup plus de difficultés pour se faire passer pour un innocent. Le mois dernier, seulement, il s’évadait du commissariat du 3è arrondissement où il était gardé à vue pour avoir cambriolé l’appartement d’un missionnaire. Son plan d’évasion fut un chef-d’œuvre de simplicité. Koffi demanda à son gardien la permission d’aller aux toilettes. Au moment où il réintégrait sa cellule, un complice se jeta sur le malheureux gardien qu’il terrassa.

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Le complice a réintégré la prison depuis. Samedi, ça été le tour de Koffi, grâce à la vigilance du chef de poste Boukari, qui opérait ainsi son troisième arrestation en deux mois, permettant à la police de mettre sous verrous une dizaine de dangereux individus.

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