Violence psychologique : et si vous avez voulu vous défendre contre…

Violence psychologique : et si vous avez voulu vous défendre contre…

3 décembre 2021 Non Par Dr Toï Banla

Violence psychologique, dites-vous ? A l’occasion de la Campagne Tous UNis, nous nous intéressons à la violence psychologique. Comment savoir si j’en suis victime ou même auteur(e) ?

La violence psychologique peut être considérée comme celle morale ou émotionnelle exercée sur un sujet en absence de toute action physique. Elle est observable à tous les niveaux de la société et sous tous les cieux. Mais elle paraît plus fréquente dans les couples et consiste à adopter des propos ou des comportements susceptibles de rabaisser moralement l’autre.

Lesmilieux professionnels sont marqués aussi par ce fléau qui gangrène la société. Nombreuses sont ces femmes qui subissent les humiliations, brimades, tortures psychologiques de leurs supérieurs hiérarchiques généralement sans raisons apparentes. Car estiment-ils que la femme manque de compétences, qu’elle est lente, transmet en retard les documents administratif, etc.

A y voir de prêt, l’on se rend compte que ces raisons évoquées ne sont souvent pas motivées dans la mesure où l’homme comme la femme peut s’offrir à tout moment de sa vie les compétences nécessaires à son épanouissement.

Il faut préciser que les victimes de ces violences psychologiques sont aussi bien les hommes que les femmes tout comme les enfants. Nous avons choisi dans le cadre de cet article de mettre l’accent sur les violences psychologiques faites aux femmes.

De ce fait, en restant dans le cadre de la violence faite aux femmes, en dehors des autres violences telles que les violences sexuelles et physiques, celles mentales ou psychologiques laissent de nombreuses blessures qui prennent de temps pour guérir et dans certains cas, ne guérissent même pas et peuvent même conduire à la mort.

Violences psychologiques : les racines d’un mal

Il y a lieu de comprendre un tant soit peu, les origines de ces violences. Elles sont nombreuses et diverses, d’autres plongent même leurs racines dans l’hérédité.

C’est le lieu de rappeler que s’il est évident que les violences psychologiques sont différentes des autres formes de violences, celles-ci peuvent également occasionner des traumatismes chez la victime ou ses proches.

En psychologie de l’éducation, plusieurs cas dans les prises en charges des difficultés d’apprentissages ont été expliqués par les violences physiques subies par l’un des parents. L’interprétation évoque la crainte de devenir adulte chez l’enfant. Car pour lui grandir, c’est quitter le monde des enfants où il fait beau vivre dans les jeux quotidiens pour entrer dans le monde des adultes rempli de violences et d’animosité. Inconsciemment, l’enfant intègre cette conception et rejette les réussites scolaires qui signifient pour lui, grandir et devenir adulte.

Sur le plan sexuel, les exemples sont légions et nombreuses sont les victimes qui ne tiennent plus et choisissent raccourcir leur vie (suicide).

On peut aussi retenir comme sources de violences psychologiques, des attitudes ou des propos humiliants, dénigrants, méprisants, des menaces, de chantages, des intimidations, des injures, des railleries, des sobriquets, le rejet, la marginalisation… Dans ce contexte et en fonction de la capacité de résilience de la victime, elle sera dévastée ou consumée à petit feu par le traumatisme. Traumatisme qui pourrait s’installer pour une longue durée conduisant parfois à des maladies psychosomatiques et même des échecs professionnels.

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La violence psychologique comme héritage

Certaines violences apparaissent comme héréditaires car, l’adulte pour imposer son pouvoir peut en faire usage. Cette forme de violences est généralement observable dans les couples. En effet les violences conjugales traumatisent l’enfant pendant même qu’il est encore dans les entrailles de sa mère. Ce dernier subit ainsi les effets hormonaux produits par la mère sous les stimuli négatifs de l’agresseur.

L’enfant va naître dans ces conditions et entamer sa croissance. Il faudra une situation qui renverse cette tendance dans laquelle il est venu au monde. Sinon, on ne peut pas espérer une croissance moins disharmonieuse, nécessaire à son développement et à l’équilibre de sa personnalité. Cela pourrait éviter la reproduction des cycles de violences.

Les violences psychologiques engendrent des dégâts émotionnels dévastateurs chez leurs victimes. Ces dernières vivre une diminution de l’estime de soi, un état dépressif voire suicidaire.

Mode d’emploi

La violence psychologique se manifeste généralement par des actes et des mots qui paraissent, à la base, anodins. Pourtant leur répétition va générer chez la victime un mal-être de plus en plus grandissant.

On classe les auteurs de violence psychologique en deux catégories. Ceux qui le font consciemment et ceux qui le font inconsciemment. Dans le premier cas, on parle de violence psychologique. Le second cas est quant à lui un abus psychologique.

  • Il y a trois composantes dans le phénomène de la violence psychologique :
  • L’auteur cherche à faire mal
  • Il /elle cherche à asseoir sa domination sur l’autre
  • Il/elle est légitimé (e) par la communauté qui cautionne voire même contribue à la violence psychologique.

Pour aller plus loin :

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