Au Togo la liberté d’expression est mise à rude épreuve

Au Togo la liberté d’expression est mise à rude épreuve

14 décembre 2021 Non Par Théau Mbemba

Depuis quelques semaines, une vague d’arrestations arbitraires s’abat sur des journalistes et activistes togolais critiques vis-à-vis du pouvoir de Lomé. Un collectif de journalistes et d’activistes monte au créneau. Ils dénoncent cette situation inquiétante pour la paix sociale déjà très fragile dans ce pays.

Alors que dans les classements internationaux le Togo ne fait pas figure de bon élève en matière de respect de la liberté d’expression et des droits humains, une vague d’arrestations des journalistes et défenseurs des droits humains, ces dernières semaines, montre que ce pays d’Afrique de l’Ouest dirigé par Faure Gnassingbé, fils d’Eyadema Gnassingbé, n’est pas prêt à redorer son image.

Il y a un mois, l’activiste Jean-Paul Oumolou, résidant en Suisse, en vacances à Lomé, a été arrêté de manière brutale et détenu à la gendarmerie. Il lui est opposé des chefs d’accusation comme : incitation à la violence, apologie du crime, outrage aux autorités.

Le 09 décembre 2021, le célèbre journaliste d’investigation Ferdinand Ayité a été convoqué à la police. Gardé à vue, il est ensuite placé sous mandat de dépôt en même temps que son confrère Joël Egah. Il leur est reproché d’avoir tenu des propos diffamatoires à l’endroit de deux ministres du gouvernement togolais.

Dans la journée du samedi 11 décembre 2021, ce fut le tour du célèbre activiste et défenseur des droits humains, Fovi Katakou. Personne à mobilité réduite se déplaçant dans un fauteuil roulant, il a été interpellé à son domicile et embarqué à la gendarmerie où il est détenu depuis lors.

A l’heure où la lutte contre le terrorisme et l’éradication de la pandémie à la Covid 19 sont devenues les enjeux les plus importants aux autorités politiques des pays d’Afrique subsaharienne, il est regrettable de constater que la chasse aux journalistes et activistes qui ne représentent aucune menace sur le plan sociopolitique et sécuritaire soit devenue la priorité de l’agenda des autorités togolaises.

Il est urgent que la communauté internationale, les médias internationaux ainsi que les organismes de défense des droits de l’homme partout dans le monde se penchent rapidement sur cette anomalie pour sauver ces citoyens en danger.

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