Comment l’enseignement technique peut relever efficacement le défi de l’insertion professionnelle

Comment l’enseignement technique peut relever efficacement le défi de l’insertion professionnelle

17 février 2022 Non Par Dr Toï Banla

L’enseignement technique se met en scène. Du 5 au 12 février dernier, le Togo a célébré la semaine de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Objectif ? Faire découvrir  les offres de formation du ministère des enseignements techniques et de l’artisanat aux élèves et aux acteurs du système éducatif.

La semaine de l’enseignement technique et de la formation professionnelle a connu plusieurs présentations. Ces dernières étaient en rapport avec les différentes formations disponibles.

Cette semaine a été organisée par le ministère délégué chargée de l’enseignement technique et de l’artisanat. Ce dernier, en effet, a pour mission de mettre en œuvre la politique éducative du gouvernement. Notamment, en matière d’accès à l’enseignement technique, à l’apprentissage, à l’artisanat, à la formation, au perfectionnement et à l’insertion socio-professionnelle.

La semaine de l’enseignement technique est une initiative utile…

Pour rappel, l’enseignement technique et la formation professionnelle forme aux compétences pratiques pour exercer un métier. Autrement dit c’est un système qui favorise le plus rapidement possible l’insertion professionnelles des apprenants. Il constitue ainsi un moyen par excellence de lutte contre le chômage et la pauvreté. Puisque les compétences assimilées par les apprenants sont plus sollicitées dans les activités des secteurs primaire et secondaire.

La semaine de l’enseignement technique et de la formation professionnelle était donc bien utile à tous les acteurs du système éducatif. En particulier aux élèves qui sont à un palier de l’orientation. C’est le cas des élèves qui vont réussir aux divers examens de BEPC ou de BAC2. Ces derniers ont généralement des difficultés à opérer des choix dans leurs études secondaires ou supérieures. Cela s’explique par le manque notoire d’informations sur le monde du travail.

Le ministère de l’enseignement technique et de l’artisanat dans cette démarche a permis à tous ceux qui méconnaissaient cet enseignement de le découvrir. Ainsi que toutes les offres de formation dont les compétences transmises sont hautement sollicitées dans les milieux professionnels de les découvrir. Ces offres de formation devraient être une réponse aux besoins en ressources humaines pour l’atteinte des objectifs du Plan National de Développement (PND)

Cette initiative, certes noble, mérite des améliorations. Les activités de la semaine de l’enseignement technique et de la formation professionnelle ont porté essentiellement sur les offres de formation de la section industrielle. Principalement des séries E, F1, F2, F3, F4 et Ti/1 ainsi que de celles du cycle court.

Dans ces conditions, les élèves de la section économique et tertiaire (G1, G2 et G3) pourraient se sentir marginalisés.

…qui mérite des ajustements

Il y aurait été intéressant de les mettre en valeur en les impliquant suffisamment. Les élèves de ces différentes filières pourraient démontrer ce qu’ils savent avec leurs acquis. Par exemple, les élèves de la G1 ou technique administrative pourraient s’appliquer dans l’organisation pratique de la manifestation. En l’occurrence, l’accueil, les prises de notes et les rapports. Ceux de la technique quantitative (G2) dans la gestion financière. Et ceux de la technique commerciale (G3) auraient pu faire des présentations commerciales des produits exposés.

Par ailleurs, il paraît évident de faire ressortir le nombre très limité des offres de formation de la section industrielle au Togo. De même que le manque et/ou l’insuffisance de l’équipement de ces établissements.

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Par voie de conséquence, il est possible qu’on assiste à une forte demande des jeunes de la section industrielle . De même, la section économique et tertiaire pourrait connaitre une diminution des effectifs. Et ceci au profit de la section industrielle dont les capacités d’accueil sont très limitées. Sans oublier les équipements rudimentaires, l’insuffisance des infrastructures et celle du personnel enseignant. Les bénéficiaires ne peuvent arriver au terme de leurs formations qu’avec des compétences inadaptées au marché de l’emploi. Une des causes principales du chômage! Autrement dit, la question du chômage est aussi liée à la qualité de la formation.

Au regard de ce qui précède, régler le problème de l’emploi des jeunes, exige de multiplier les offres de formation de l’enseignement technique à travers le pays. Et surtout, bien équiper ces écoles afin d’avoir des jeunes qualifiés et compétents.

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